En métropole, face à la crise sociale qui touchent les Antilles l’inquiétude est à son paroxysme. Dans un salon de coiffure antillais les gens tentent de continuer leurs vies parisiennes mais leurs pensées restent en Guadeloupe.
« Si j’étais là-bas, je ferai pareil, moi aussi je manifesterai » affirme Laura en attendant sa sœur qui se fait coiffer. Dans ce salon de coiffure antillais, au cœur de Paris, les visages sont inquiets. Tout le monde pense à sa famille restée en Guadeloupe, une île paralysée par la grève depuis un mois et en plein dans les affrontements. Laura vit à Paris et sa famille est à Vieux Habitants en Basse-Terre. « Dès qu’il y a une manifestation sur Paris j’y vais parce que je veux exprimer mon soutien à tous ceux qui sont là-bas et qui souffrent ».
Pour Valérie et Catherine qui discutent sur la banquette, c’est pareil, elles sont inquiètent pour leurs familles restées à Pointe-à-Pitre et au Gosier, elles vivent en région parisienne. « On aimerait qu’ils soient tous là près de nous mais c’est impossible. On espère qu’on pourra aller les voir comme tous les ans pendant les grandes vacances ». Valérie et Catherine comprennent ce ras-le-bol général mais, selon elles, ça va trop loin: « C’est dommage d’en arriver là pour se faire entendre ».
Tout près d'elles, Sandro lui aussi est en train de se faire coiffer. Il est affolé par ce qu’il se passe en Guadeloupe à 7 000 kilomètres de là. Ses proches habitent Capesterre à Marie-Galante; il les appelle tous les jours pour prendre des nouvelles. Dernièrement, il n’y avait plus de gaz et l’électricité a été coupée pendant plusieurs heures. « Les dégradations c’est inutile ! La violence ne mène à rien. Il ne fallait pas en arriver jusque là ». Sandro prévoit d’aller en Guadeloupe en avril: « Mais si ça continue je n’irai pas ».
Anne-Laure Bertiau
Good comments from real people
Rédigé par: LFN1 | 05 mars 2009 à 08:26
Je lis ts tes articles variés depuis qq mois.Continues sur cette belle lancée.
Une fan dans l'ombre.
Rédigé par: MP | 22 avril 2009 à 15:19