Dans l'armée de Terre française, on appelle ça un placard. Et comme l'armée est toujours en phase avec le monde civil, le placard a une connotation hyper positive chez les kakis, surtout si le placard est "ras-la-gueule".
"Ras-la-gueule" de pin's, de petits bout de métal ou de coton, qui sont en fait des décorations et qui ont toutes une signification particulière.
Cette semaine, l'actualité internationale nous a mis sous le nez un bon gros placard, celui de David Petraeus, chef des forces Armées Us en Irak.
Hypercréative en terme de contenus éditoriaux, la presse américaine a dressé le portrait de Petraeus en décryptant cette sorte de pierre de rosette qui pourra servir au général de gilet pare-balle le jour où il annoncera au Marines qu'ils ne rentreront pas à la maison de si tôt.

Expérience personnelle : il y a quelques années, j'ai traîné mes rangers dans quelques salons du ministère de la Défense. J'y ai croisé des généraux qui n'avaient comme placard que deux bouts de tissus. L'un devait désigner la légion d'honneur. L'autre... autre chose. L'un était bleu, l'autre était rouge. On appelait ces généraux, les "eau chaude - eau froide".
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