Signe de vie et d'irrévérence dans le Journal du Dimanche
Ce matin dans le JDD j'ai cherché un signe de révolte, un petit doigt d'honneur de la part des journalistes d'un canard dans lequel sévit la censure. Et il y a en avait un dans l'édito de Une titré "Messieurs les censeurs, je vous emmerde !" et signé Jacques Esperandieu, le directeur de la rédaction. Ok c'est énorme, c'est une blague. J'ai cependant détecté dans une photo illustrant une interview du ministre Alain Juppé une petite irrévérence à l'égard de Nicolas Sarkozy et donc de la direction du groupe Lagardère, propriétaire du JDD. Regardez bien la photo d'Alain Juppé dans son nouveau burlingue boulevard Saint-Germain. Au second plan, il y a un cadre, avec un portrait. Comme dans tout bâtiment officiel, c'est celui du président de la République. Problème, ce n'est pas Nicolas Sarkozy l'actuel chef de l'Etat, mais Jacques Chirac. Alors oui, la photo officielle du nouveau président n'est pas encore réalisée. Elle le sera bientôt, par Philippe Warrin de l'agence Sipa nous apprend le même JDD en page 12 dans ses indiscrets du jour.
Bien sûr la photo pourrait être lue à travers un filtre Sarkozien : à l'image de leur hyperactif Président les ministres prennent leurs fonctions dans leur ministère et se mettent immédiatement au travail sans se soucier de l'aménagement de leur bureau.
Je préfère voir dans ce cliché le point de vue d'un photographe impertinent.

Sinon, à la dernière page, dans l'article de Carlos Gomez, "Cannes 60 ans et une semaine", il est écrit, à propos de l'éventuelle venue de Sarkozy :
"Avant-hier, son épouse Cécilia (oui, celle qui n'a pas voté au second tour, tout le monde sait ça, non?) faisait savoir par téléphone (…)"
Rédigé par: Turquois | 20 mai 2007 at 13:20