François a été bon jeudi soir chez Arlette Chabot. Il a parfaitement joué l'honnêteté en annonçant clairement la couleur.
Non il n'y aura pas de baisse d'impôt, non il ne va pas donner raison aux revendications des agents RATP, non, il ne va pas sanctionner le méchant capitaliste Total qui a eu le tort de gagner trop d'argent.
Face à ses concurrents qui pratiquent l'inflation des promesses électoralistes et catégorielles, il l'a joué franc, droit, digne.
Notre Béarnais a habilement slalomé entre sa constance doctrinale (" je ne renierais pas les éditos que j'écrivais à 20 ans ") et sa capacité à évoluer, à s'adapter (reconnaissant désormais le droit à l'adoption simple des couples homosexuels par exemple).
Il est donc parvenu à ménager la chèvre et le chou, à concilier la fermeté du roc et la souplesse du roseau, polymorphisme inhérent à toute réussite politique.
Mieux encore, il a mis en scène ce double profil par une variété d'attitudes, témoignant de sa profondeur psychologique. Ferme avec Arlette lorsqu'il la bâche assez violemment d'un " ça vous en bouche un coin ". Goguenard, lorsqu'il lui demande, à propos de l'lSF, si elle regrette de ne pas le payer. Emu quand évoque l'exploitation agricole dont il a pris la responsabilité à la mort de son père.
Les commentaires récents