Interview d'une blonde en tailleur avec mug de café fumant sur la table de la cuisine. Séquences d'action où des Américains dopés à l'adrénaline bondissent dans le couloir d'un avion de ligne. Plan fixe sur un pro du combat rapproché qui explique froidement qu'il faut taper sur le plus faible du groupe pour impressionner l'assistance... Pendant une heure et demi Brian Lapping, le spécialiste du docu-fiction nous raconte la révolte des passagers du vol 93, un certain 11 septembre 2001. France 3 a
diffusé "Les révoltés du vol 93" lundi soir et malgré une facture des plus binaire, avec donc un enchaînement d'interview statiques et de scènes d'action plus où moins survitaminées, le docu fiction fonctionne. Bizarement.
La note de Nico publiée lundi sur le blog "Nues", nous fait comprendre, malgré elle, pourquoi. Nico écrit la lettre imaginaire qu'un des passagers du vol 93 aurait pu envoyé à ses proches. Et là aussi la sauce prend. Pourtant, la forme plus qu'expérimentale de la lettre, une seule phrase d'une vingtaine de ligne, aurait de quoi lassée le lecteur. Peu importe en fait la manière dont on parle de cet événement. Car c'est l'événement lui-même qui fait réagir. Parce qu'on prend tous l'avion, parce qu'on peut tous se prendre un avion sur le coin de la gueule. Même le film d'Oliver Stone, actuellement en préparation, va toucher le coeur du public. Là encore, Al Qaeda est aux commandes du scénario. Bien sûr, personne ne leur délivrera une palme d'or. Mais du napalm, peut-être.
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